Je devais mettre cette formule faite-à-la-va-vite avant mon départ mais, étant pris jusqu'au cou dans les préparatifs, je n'ai malheureusement pas eu le temps. J'en profite donc pour en faire mon premier billet post-vacances.

Mais avant, petit flash-back. Quand j'ai voulu savoir auprès de mes hôtes s'il y avait des moustiques en Martinique, on m'a répondu : "bah, quand y'a du vent, y'en a pas, et quand y'a pas d'vent, y'en a". Et là, vous devez vous rendre compte de la précision de la réponse et surtout, vous devriez vous douter de ma tête à ce moment là. J'étais bien avancé avec tout ça ! Donc, jusqu'à la dernière minute, je n'avais pas décidé de faire quoi que ce soit contre ces méchantes petites bestioles. Plus encore, j'ai remisé toute cette histoire aux oubliettes (entendez par là la partie de mon cerveau qui ressemble à une chambre d'adolescent...)

Et bien sûr, comme par hasard, cette histoire a resurgit la veille du départ et, dans la panique et la paranoïa qui lui est toujours collée comme un chewing gum, je me suis décidé à faire un soin vite-fait comme me permet de le faire le sodium polyacrylate plus.

Je voulais un pschitt, parce que - allez savoir pourquoi ! - je trouve qu'un pschitt, ça le fait bien pour un soin repousse-moustiques. Je me suis dit aussi que ça serait l'occasion de se rafraîchir un peu. Et voilà mon copain le menthol d'être de la partie. Pour tout dire, j'ai élaboré la formule en à peine 5 minutes. C'est un exploit pour moi qui aime laisser mûrir mes formules longuement afin de pouvoir les peaufiner. Mais, comme d'hab', je bavarde trop et vous vous dites : "Mais où qu'elle est donc, sa fichue formule ?". Voilà, voilà, ça vient...

   

VisuelVoileMoustiques

   

formuleTotaleVoileMoustiques

   

Modus opérandi (ou comment mettre tout dans une bouteille...) :

- Dissoudre le menthol dans le chouïa d'alcool.

- Mettre ensuite les ingrédients après les autres dans le flacon en secouant entre chaque ajout. Bien mélanger après le sodium acrylate plus qui met un petit temps à se dissoudre et épaissir.

   

QUELQUES PETITES PRÉCISIONS

- Je pense qu'il ne faut pas dépasser 1,5% de sodium acrylate plus si l'on veut faire un pschitt. Au delà, je pense que ça serait trop épais (oui, oui, souvenez-vous... le sodium acrylate plus épaissit).

- J'ai utilisé les deux huiles essentielles les plus efficaces contre les moustiques, à savoir l'eucalyptus citronné et le géranium, en tant que repoussant et apaisant pour les piqures. La lavande est très apaisante également. J'ai pris de la fine car je n'ai plus de lavande aspic, encore plus efficace. Quant au vétiver et à l'ylang, je les ai ajouté surtout parce que je n'aime pas l'odeur d'eucalyptus citronné (dans le feu de l'action, ce sont les seules essences qui me sont venu à l'esprit).

- L'huile d'avocat sert à éviter de trop dessécher la peau.

   

Tout cela donne un pschitt suffisamment épais pour qu'il ne coule pas sur la peau, même à la verticale. L'aspect est blanc et l'odeur est... passable. La pénétration est merveilleuse. Quant à l'effet repoussoir, j'ignore si ma synergie est efficace car je n'ai pas rencontré de moustique. Je me suis bien fait piqué, une fois, mais j'étais encore dans l'aéroport d'Orly ! Le pschitt a d'ailleurs été très efficace comme apaisant (le menthol s'est en plus révélé très utile comme anti-prurigineux).

Voilà, c'était la p'tite recette qui manquait pour vous donner un aperçu de ma panoplie spéciale vacances-cool. C'est aussi un prétexte pour moi de vous faire patienter en attendant de vous montrer toooouuutes les photos de fleurs qui sont encore en train de se faire toutes belles chez Môssieur Photoshop. Donc, bientôt... bientôt... Vous en prendrez plein les mirettes !