Je vous l'avais promis, voici le baume anti-arthrose et anti-sciatique que je viens juste de faire pour mes parents.

Comme c'était pas la grande forme aujourd'hui (j'ai le cafard, allez savoir pourquoi...!), je me suis dit : "Et si je tambouillais ? ça me changerait les idées". D'autant que mes parents réclament leur baume depuis longtemps. Donc direction les placards, je sors le chaudron, la bave de crapaud, les pattes d'araignée et les oreilles de souris, je mets la musique à fond (un opéra de vivaldi, quel délice !) et je me laisse porter par la musique... enfin... surtout par la formule. Et voilà ! un baume tout nouveau tout beau qui, j'espère, sera efficace.

J'ai testé de nouvelles proportions en ajoutant pour la première fois 2% de lécithine et ma copine la lanoline végétale. Le baume que je fais d'habitude est assez rigide, épais, même s'il fond facilement au contact de la peau (j'y mets 15% de cire de riz et 35% de beurre de sal !).

J'ai plagié Je me suis beaucoup inspiré des merveilleux baumes de la Princesse au petit pois. Par rapport à la formule générale qu'elle donne, j'ai juste réduit la cire d'abeille car celle que j'utilise est purifiée, donc normalement plus rigide, et j'utilise du beurre de sal, très dur.

 

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Voilà tout mon barda, pour la photo souvenir

 

La formule :

30% d'huile de jojoba

20% d'huile d'andiroba

10% de beurre de sal

10% de substitut de lanoline

10% du mélange d'He préparé il y a deux jours et présenté ici.

8% de cire d'abeille

8% de macérât de millepertuis sur olive

2% de lécithine liquide

2% de CO2 d'arnica

   

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L'huile de jojoba, le beurre, la cire, la lanoline et la lécithine au bain marie.

Le mélange bulle (?) mais je ne sais pas si ça vient du substitut ou de la lécithine

 

QUELQUES PRÉCISIONS SUPPLÉMENTAIRES

- l'huile d'andiroba renferme des limonoïdes auxquels on doit ses propriétés anti-inflammatoires. Elle réchauffe les muscles, les délasse et combat les rhumatismes.

- le macérât de millepertuis, grâce à l'hypericine et l'hyperforine du millepertuis, est anti-inflammatoire et analgésique. Elle est indiquée en cas de névralgie et rhumatismes.

- le CO2 d'arnica est riche en sesquiterpènes lactones, en particulier en hélenaline et déhydrohélenaline à l'origine des activités anti-inflammatoires et analgésiques de l'arnica. L'hélenaline serait un puissant inhibiteur d'un facteur de transcription nucléaire, facteur crucial lors du processus inflammatoire. Elle permettrait ainsi d'une part de limiter le processus et d'autre part d'en diminuer la durée.

- le substitut de lanoline et la lécithine sont utilisés pour la texture qui devrait être crémeuse et souple. Je vous dirais ce qu'il en est... L'huile de jojoba est utilise dans ce type de soin car elle prolonge le geste de massage.

 

baumeparent

Le baume fraîchement coulé dans son pot en verre so vintage.

Les petites inclusions que l'on voit, ce sont les bulles qui ne sont pas parties.

 

La couleur est d'un joli ambré, grâce au macérât de millepertuis qui a donné les reflets rouges, et à cause du CO2 d'arnica qui colore beaucoup les préparations en jaune soutenu.

Quant à la texture... Je voulais de la souplesse, je suis servi ! Je trouve hallucinant la lenteur avec laquelle le baume durcit. Ca fait déjà 3 heures qu'il est en pot et c'est toujours plus ou moins fluide. C'est vrai que c'est pratique pour introduire les huiles essentielles. J'espère néanmoins que ça va figer un peu quand même. Pour le moment, ça ressemble beaucoup à un gel, c'est translucide et visqueux. Si je pouvais garder un peu de transparence, j'en serais ravi. Ca serait du plus bel effet avec cette couleur bien profonde. Donc rendez-vous dans un ou deux jours pour nouveau un compte-rendu.

 

ÉDIT - 14 mai : J'ai ajouté de l'alcool cétéarylique, d'abord 5 g que j'ai dilué dans 2 c. à café de baume au bain-marie avant de rajouter le reste du baume hors bain-marie. J'ai tout de suite mis au congélo (j'ai découvert que les paquets de légumes surgelés sont drôlement pratiques pour caler mon bain-marie), jusqu'à durcissement, en triturant très régulièrement (toutes les 5 ou 10 minutes).
Voilà le résultat après maintes triturations, puis réchauffement à température ambiante :

 

ToujoursLiquide

Toujours liquide mais plus crémeux

 

J'ai donc décidé de monter la proportion d'alcool cétéarylique à 20 g et j'ai ajouté 15 g d'un coup ! Bon, j'aurais mieux fait de m'abstenir car même dilué avec 5 c. à café de baume, l'épaississant a précipité. J'ai tout essayé, même la trituration au mortier à différents stades de durcissement, mais rien à faire. Il a donc fallu que je reliquéfie mon mélange grumeleux un minimum pour que l'épaississant se dissolve bien.

Comme je ne sais pas à combien de degrés la fusion a eu lieu (j'ai été très vite, pas eu le temps d'utiliser le termomètre), pas moyen de savoir si j'ai vaporisé un peu ou beaucoup d'He. En tout cas, ça embaumait très fort dans la cuisine...

Je n'ai pas encore décidé si je gardais ce baume pour en faire un nouveau ou pas (ça me titille un peu quand même, je n'aime pas quand un défi me résiste). La texture finale du baume sera aussi décisive, je verrai donc dans un ou deux jours. Je vous mettrai alors une belle photo du baume dans son pot. Et oui ! La saga du baume des parents n'est pas finie ! Mais ça ne m'a pas empêché de faire des essais pour le soin anti-cellulite... Alors patience... Je vous mettrai dans la confidence bientôt !

 

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Ne faites pas attention, on jurerait sur cette photo que la texture est granuleuse mais il n'en est rien. Le baume est doux et fondant (j'ai testé, c'est d'ailleurs visible ici)

 

Je tiens aussi à remercier toutes les tambouilleuses qui se sont pliées en 4 pour faire avancer le schmilblik : Mlk, pour ses conseils fort utiles, Crudité, fidèle au poste, Venezia et son précieux savoir-faire, la grande Michèle, Blandine et enfin Flo des plaisirs de kimitsu. Un IMMENSE merci à toutes !